
Cette formation mythique du football camerounais a longtemps contribué à la notoriété de la ville.
Autant les lions indomptables ont fait braquer les projecteurs sur le Cameroun à travers leurs prestations sur les stades du monde, autant l’aigle royal, le club phare du Moungo a fait rayonner la ville de Nkongsamba au Cameroun.
Pendant de longues années, la notoriété de ce club va être le seul fonds de commerce de la ville et la seule fierté de ses habitants. En 1979, le club fanion de Nkongsamba est sacré champion du Cameroun. Cette consécration est méritée grâce en grande partie à l’engagement de certains responsables au rang desquels un certain Koungou Edima Ferdinand, alors préfet du département du Moungo et surtout le talent de certains joueurs de l’Aigle qui ont donné au Cameroun quelques uns de ses plus grands noms : EPARA, TSEBO, MEDJO, Jean Louis MAMA. Après cette séquence de gloire l’équipe rejoint la ville qui l’a vu naître dans son sommeil .La descente en deuxième division est vécue comme une catastrophe régionale. La ville ne reste pas les bras croisée et se mobilise comme pour se prouver à elle même qu’elle a encore les ressources mais rien n’y fait la chute de l’oiseau du Moungo est vertigineuse, elle s’accélère et l’Aigle se brise les ailes en atterrissant en troisième division. Pour la plupart des habitants c’est la fin d’une belle époque comme se fut le cas pour l’ancienne capitale du café. Par un sursaut d’orgueil les inconditionnels du ballon rond de la ville tentent tout pour relever ce club.
C’est ainsi qu’ a la faveur de la renaissance de la ville prônée par certains de ses fils, l’Aigle devait encore lorgner les sommets sous l’encadrement de certains anciens joueurs et la contribution du délégué du gouvernement de la commune urbaine de Nkongsamba Emmanuel NGOLLO NGAMA et de certains fils de la diaspora tel que Gabriel DJANKOU NKUISSI, le club franchi les paliers et retrouve la seconde division. Les populations se remettent à rêver se voyant de nouveau vibrer au rythme du battement des ailes du rapace du Moungo dans son antre de Bonagho. Malheureusement le rêve sera de très courte durée car comme la ville l’Aigle manque une fois de plus son envol et se retrouve un peu en dessous de la troisième division, l’on espère que grâce au vaste mouvement de renaissance impulsée par certaines ONG, Association et fils de la ville le club va refaire surface.