
La ville de Nkongsamba a si reculé que pour s’en rendre compte, il suffit de faire un tour dans la ville, les usines à café ont pratiquement toutes fermées, les stations services sont devenues des boutiques de vente de beignets, ou servent d’étalage pour les vendeurs à la sauvette à leur heure de repos. Seules trois stations ont survécu à la dégringolade. L’exode urbain est une réalité quotidienne à Nkongsamba, et pour cause, une fois que l’on aspire à un avenir meilleur on quitte la ville parce que « rien ne donne » . Même les parents désertent la ville pour aller « se chercher » ailleurs. Il faut arrêter cette hémorragie le plus tôt possible en envisageant les moyens d’épanouissement et en créant des cadres propices au développement. Faciliter la création et la gestion des entreprises qui pourront à terme réduire le chômage et lutter contre la pauvreté.
Au delà de tous les discours, les populations de Nkongsamba veulent sortir de la mauvaise phase qu’elle vivent. Les difficultés au quotidien sont nombreuses et variées. Au delà de toutes les chapelles politiques,les habitants de cette cité qui fût jadis la troisième du Cameroun aspirent à connaître les lendemains meilleurs …En oubliant les querelles de personnes.
Il n’est pas étrange de trouver des montagnes à Nkongsamba . Même si le centre ville fait des efforts pour ne pas afficher cet aspect hideux de la ville , il n’y a qu’à faire un tour dans les quartiers . Certains tas d’ordures rivalisent de hauteur avec les maisons en étages. Quant a l’insécurité, le nombre de coup de vol à main armée démontre à suffisance que quelque chose mérite d’être fait. Les nombreuses maisons abandonnées que l’on trouve dans les quartiers servent de refuges aux malfrats . Même la multiplication des commissariats de polices et des brigades de gendarmerie n’ont pas suffit pour faire reculer la tendance. Le déficit d’éclairage public n’est pas pour favoriser la lutte contre l’insécurité.