
Un léger frémissement se fait sentir du côté de la ville aux deux monts. Après les travaux de bitumage de certaines artères de la ville par la Commune Urbaine de Nkongsamba, après l’annonce de l’ouverture prochaine d’un Institut Supérieur de Management (ISMAM), c’est autour de la diaspora de s’organiser pour contribuer à la renaissance de la ville de Nkongsamba. Elle vient en effet de constituer une association dénommée Action pour le Développement de Nkongsamba (ADN).
L’Assemblée constitutive s’est tenue le 22 janvier dernier via internet entre les membres fondateurs résidant aux USA, France, Italie, Allemagne, Madagascar et Cameroun. L’ADN se fixe pour objectif de réaliser des actions concrètes et efficaces pour redonner à la ville son éclat d’antan. On se rappelle que dans les années 70 à 80, Nkongsamba était considéré comme la 3ème ville du pays grâce notamment aux activités liées au café.
L’ADN se propose de mobiliser la majorité des enfants de Nkongsamba autour de cet enjeu. Elle compte susciter l’adhésion des amis de la ville et surtout mettre en place des projets de développement ayant un impact direct sur la population et sur le paysage urbain de la ville.
On savait que les enfants de Nkongsamba qu’on assimile à tort d’être tous des « feyman » ont la particularité d’avoir un attachement sans borne pour leur ville. La création de l’ADN pourra être le cadre ou la structure qui manquait pour transformer cet engagement individuel en mission collective de développement.
Il y a à Nkongsamba plus qu’ailleurs et c’est ce que dénote le rapport de l’ONU, et que vient conforter la création de l’ADN, une forte mobilisation des populations pour une amélioration de leur niveau de vie. Il existe en effet un enthousiasme des populations pour participer aux projets initiés, surtout ceux visant à l’amélioration de l’accessibilité aux services de base.
Reste que le développement de la diversification agricole (pourquoi pas y développer la culture du biocarburant), la nécessité de la création d’un tissu industriel s’impose aujourd’hui à Nkongsamba pour la relance de son économie. Il est plus qu’important de restaurer la confiance et le dialogue entre les élites locales pour qu’elles reviennent investir dans la ville. En effet, Nkongsamba ne deviendra que ce que ses élites intérieures et extérieures auront décidé d’en faire. Dixit le rapport.
Toutefois, une ONG, une association aussi déterminée soit-elle ne pourra pas à elle seule relever le challenge de la renaissance de Nkongsamba si le Gouvernement, les hommes et femmes politiques de la ville n’en font pas leur préoccupation.