
Depuis belle lurette, les populations de la ville de Nkongsamba n’ont plus de bornes fontaines publiques pour s’approvisionner en eau potable. C’est ainsi qu’elles sont obligées de s’approvisionner dans les puits mal entretenus ,dans les rivières et autres avec tous les danger que cela comporte pour la santé. Une des priorités de ces populations seraient d’avoir à nouveau accès à cette eau. En plus d’améliorer leur conditions de vie quotidienne ,cela leur permettrait d’éviter de nombreuses maladies liées à la consommation d’eau de mauvaise qualité.
A Nkongsamba les routes sont dégradées au point que le voyageur qui arrive dans la ville pour la première fois aura du mal à croire qu’il s’agit d’un centre urbain. Car il faut le dire même « les piétons ont des secousses » comme avait chanté un artiste. L’expression entretien de route est absent du vocabulaire des populations. Les routes sont impraticables. Il est vrai que il y a 2 ans on a essayé d’atténuer le mal en recouvrant d'une couche de bitume certains axes, mais les travaux ont été tellement mal fait que le centre urbain se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement très avancé. Ce qui fait qu'en saison sèche la ville se trouve au quotidien dans un nuage de poussière et en saison des pluies, la population cotoie la boue au quotidien.Certains axes ont été carrément abandonnés, c’est le cas de l’axe qui mène au commissariat du 1er Arrondissement ou le passage d’un véhicule fait sortir les curieux. Pour emprunter cet axe, il faut beaucoup de volonté et de courage. Les exemples de ce type sont légions dans la ville . Aucun feu de signalisation dans la ville, ce qui fait que lorsqu’on a grandit à Nkongsamba, une fois à Douala ou Yaoundé on est ébahi devant les feux. Et pourtant on vient d’une autre ville.
Les marchés sont désespérément boudés par les clients. Les boutiques sont abandonnées au profit des occupations champêtres. « Il vaut mieux avoir de quoi manger que d’avoir de quoi vendre et qu’on achète pas ». Les quelques fonctionnaires qui travaillent dans la ville préfèrent s’approvisionner en produit de luxe à Douala ou à Bafoussam. C’est ainsi que vous pouvez apercevoir la plus part des cars en provenance de ces villes chargés de téléviseurs, DVD et autres. Alors que Nkongsamba reste une ville et même une grande ville du Cameroun. Les commerçants ferment boutiques à tour de rôle de telle sorte qu’il est important de savoir à quant la fin du manège.
Jadis l’un des endroit les plus gais de la ville, le stade municipal de Mbaressoumtou est aujourd’hui un champs et par endroit un lac. Ce qui fait l’affaire des chasseurs de gibiers et des pêcheurs de poissons. Ce temple mythique qui a permis à l’Aigle Royal du Moungo d’inscrire ses lettres de noblesse dans le palmarès du football national et même international est aujourd’hui abandonné. Alors que s’il avait été un tout petit peu entretenu, cela pouvait accueillir ne serait ce que les championnats de vacances pour éviter qu’ils se déroulent sur les chaussées comme c’est souvent le cas. On veut faire comprendre aux populations que cet espace ne peut servir à rien.