
Situé dans la province du Littoral, à 3 heures de route de DOUALA et à 2 heures de BAFOUSSAM, l’ancienne troisième ville du Cameroun, chef lieu du département du Moungo est l'une des villes les plus ancienne du Cameroun, il est cependant difficile de raconter Nkongsamba et de la comprendre. S’il fallait un mot pour la qualifier ce serait « mélange ». Mélange urbain composé de l'ancienne ville coloniale de l’Avenue de la Gare Ferroviaire; de la rue Bamiléké; des quartiers résidentiels de la Pastorale, de l’Aviation; de Belle vue, des quartiers populaires de NLONKO’O; MOUANBO; DOGMOA MBENG ou de BARESSOUMTOU, des usines à café en plein centre de la ville.
Mélange des ethnies, illustré par des noms de quartiers évocateurs tels :
Quartier HAOUSSA, Quartier DSCHANG, Carrefour BANSOA….
D’autres quartiers parmi les 22 que compte la ville tels Belle vue, Pastorale suggèrent la dimension de ces grands commerçants venus s’installer dans les années 70 sur les versants du mont Manengouba.
Encastrée entre les monts Manengouba et Nlonako, tous les week-end, dans les quartiers populaires, des manifestations colorées accompagnées très souvent de danse folkloriques marquent la célébration des funérailles, mariages et autres, transforment des rues entières en carnaval et l’on peut se souvenir du bon vieux temps ou le café faisait encore la fierté de cette ville.
Avec environ 200 000 habitantsà ce jour, la ville regorge de très peu d’établissements pouvant rythmer les tribulations de nuit des visiteurs. Malgré tout, les maigres restaurants qui restent proposent autant la cuisine internationale que les spécialités locales. Limitée du côté de Douala par l’arrondissement de Nlonako et du coté de Bafoussam par celui de Baré Bakem et des deux autres côtés par les mont nlonako et Manengouba, cette étendue d’environ 10.000m2,en vérité ne doit pas simplement être visité.
NKONGSAMBA est à vivre, à compulser, à partager à travers ses avenues, ses quartiers cosmopolites, ses vestiges historiques, l’inventivité, l’hospitalité et la bonne humeur inaltérable des habitants de cette cité traversé de bas en haut par la National n° 5 et par la rivière ESSOUA.
S’il est incorrect de rester sur le pas d’une porte, il est par contre fortement conseillé de séjourner un temps à la porte de ce fut la capitale des Allemand et du café au Cameroun. Le temps d’une émotion, le temps d’une communion avec la générosité, la grandeur et la magnificence de la nature, l’exemplarité d’une diversité ethnique vivant depuis des décennies une cohabitation pacifique n’ayant pas d’égale.